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Nature urbaine

…De quoi nourrir quelques réflexions sur le devenir du périphérique parisien

http://www.influencia.net/fr/actualites/art-culture,exploration,concept-recycler-autoroute-jardin-suspendu-utopique-realiste,5587.html

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Transformer une autoroute au cœur de Seoul en arboretum de plus de 254 espèces, et y implanter  des magasins, des bibliothèques, des cafés ou des salons de thé pour préserver l’ambiance du centre-ville. Tel est le projet urbain des architectes visionnaires du cabinet MVRDV. Read More

…après la périurbanisation, voici venu le temps de la ruralification

Un article de Olivier Bories sur www.hypotheses.org

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Les agricultures urbaines qui se développent à l’échelle mondiale sont des « extraits de campagne » qui pénètrent la ville, réactivant l’utopie de la cité fertile. Or si l’on connaît mieux la périurbanisation, il faut désormais s’intéresser à la ruralification. Jamais nommé ainsi, ce phénomène social désigne l’insertion de l’activité agricole dans un espace qui ne lui est pas dédié et peut-être à des modes de pensée empruntés au monde rural.

Avec l’essor des agricultures urbaines lié aux préoccupations sociales pour le développement durable et la nature, aux crises de confiance alimentaire, la ville (re)devient progressivement un territoire « jardiné » incrusté de petits terrains potagers ou de plus vastes ensembles maraichers. De sorte que les formes de production alimentaire ainsi que leur localisation sont remises en question. La ruralification revêt aussi un caractère paysager dans la mesure où elle modifie le décor citadin en créant de nouvelles trouées de verdure qui s’ajoutent aux squares et jardins paysagers qui organisaient la trame verte. Elle témoigne enfin d’une inversion des dynamiques de prédation territoriale jusque là en sens unique de la ville vers la campagne.

C’est en fait une nouvelle alliance entre la ville et la campagne qui se met en place. Elle génère des interpénétrations territoriales méconnues, forme de nouvelles hybridations, brouille des frontières spatiales et invite à la recomposition des catégorisations spatiales établies. Elle établit en outre la diversification des usages du sol en agglomération ; avec le projet agri-urbain, les agricultures urbaines prennent progressivement place dans l’organisation de la planification citadine des métropoles. Elles deviennent un nouvel objet de la gouvernance territoriale.

La suite sur hypotheses.org

 

Memoire-AU_Page_01Fin 2014, plusieurs acteurs engagés dans l’agriculture urbaine (Vergers Urbains, Babylone, Quartiers en Transition, Graine de Jardins et La Générale), des habitants, des associations, des porteurs de projet, des urbanistes, des architectes… se sont retrouvés ensemble pour imaginer « Le Paris de l’agriculture urbaine». Nous avons proposé 8 grandes mesures que nous avons déposé dans le cadre de la consultation publique sur la modification du Plan local d’urbanisme parisien qui s’est terminé le 10 juillet 2015. En voici le contenu >> Memoire-AU

Les mesures proposées :

1 : pour définir l’agriculture urbaine au sein du Plan Local d’Urbanisme

2 : pour préserver les sites d’agriculture urbaine existants

3 : pour une approche spatiale de protection et de développement de l’agriculture urbaine

4 : pour affirmer l’intérêt collectif des constructions liées à l’agriculture urbaine

5 : pour une valorisation écologique de l’agriculture urbaine

6 : pour une valorisation sociale des espaces d’agriculture urbaine créés

7 : pour permettre le développement de l’agriculture urbaine sur toit

8 : pour une mise en œuvre des outils favorables au développement de l’agriculture urbaine

Longtemps cantonnée à la sphère du loisir, parfois regardée avec dédain par les uns ou tout simplement ignorée par les autres,l’agriculture urbaine est aujourd’hui devenue un enjeu aussi bien économique, environnemental, social  que politique ; comme nous le voyons aujourd’hui à Paris. Conscient de cette accélération du temps et répondant fin 2014 à l’appel initié par plusieurs acteurs engagés dans ce mouvement (Vergers Urbains, Babylone, Quartiers en Transition, Graine de Jardins et La Générale), des habitants, des associations, des porteurs de projet, des urbanistes, des architectes… se sont retrouvés ensemble pour imaginer « Le Paris de l’agriculture urbaine ».

Ce rassemblement coïncidait avec le démarrage de la concertation parisienne portant sur la modification du Plan local d’urbanisme de Paris (PLU) qui interviendra en  2015. Loin d’être le simple fruit du hasard, le lancement de cette dynamique collective s’est inscrit dès le départ dans une volonté de porter un projet susceptible de faire de l’agriculture urbaine, un élément fort du futur PLU parisien. Très vite est apparu le souhait que ce travail se traduise sous la forme d’un mémoire versé à la consultation publique du PLU parisien. Six mois plus tard, le pari est devenu réalité. Pour y parvenir, nous avons choisi une démarche totalement ouverte, basée sur le dialogue et le débat en direction non seulement des élus locaux mais aussi de administration parisienne et des services techniques de la ville.

De l’identification des levier et ressources aux freins rencontrés pour la mise en place des projets et autres expérimentations en passant par les liens à créer entre les initiatives et les structures porteuses, chacun a ainsi pu laisser libre court à sa vision de la ville nourricière de demain, dans les rues, sur les murs et les toits.

Très vite, nos discussions ont dépassé les seules frontières de Paris  avec la participation d’acteurs franciliens venus de la petite mais aussi grande couronne parisienne. Un élargissement d’horizon bienvenu tant il est effectivement nécessaire de raisonner à l’échelle régionale pour pouvoir saisir tous les enjeux de l’agriculture urbaine.

Ce mémoire est donc aujourd’hui le reflet d’une vision collective traduisant des aspirations multiples comme l’est précisément l’agriculture urbaine : multiplicité des formes, des pratiques, des acteurs, ce mouvement propose bel et bien une vision renouvelée de la ville, un nouveau récit urbain diront certains, qui tourne le dos à l’urbanisme hérité du 20ème siècle où le minéral l’emportait systématiquement sur le végétal.

Le désir de nature du citadin coïncide aujourd’hui avec la nécessité de rendre nos villes résilientes, capable de résister aux chocs climatiques et énergétiques, plus autonomes sur le plan alimentaire, plus favorables à la biodiversité tout en permettant d’offrir des débouchés économiques et professionnels pour des porteurs de projets. Cette conjonction faite d’opportunités et de nécessités complémentaires est au cœur de ce mémoire. Les huit points qui le composent sont autant de pistes qui, pour nous, peuvent permettre de créer les conditions favorables au développement de l’agriculture urbaine et plus largement, à la ville du 21ème siècle, en lien avec son territoire, ses habitants et son environnement.

Le recours à la participation est-il la solution pour l’aménagement urbain en temps de crise ? C’est le choix qu’a fait la municipalité de centre-droit de Barcelone, arrivée à la tête de la ville en 2011, en mettant en œuvre le Plan « Buits ». Elle subventionne ainsi les associations et autres collectifs qui entretiennent les friches urbaines en y développant des activités approuvées par elle, en attendant que la manne revienne… et retrouve une meilleure utilité à ces espaces publics.

Espérons (naïvement?) que ce ne soit pas qu’une solution trouvé par le libéralisme pour valoriser économiquement des espaces urbains a15586672465_50938790bd_mvant qu’ils ne reviennent aux promoteurs ou développeurs, via le bien connu processus de gentrification. Ce serait le comble pour des collectifs qui justement essaient de développer des modèles économiques alternatifs au système dominant. Ou est-ce que ces espaces autoproduits en marge finiront par démontrer le non-sens du modèle actuel, pour finir par le démonter et le dépasser?.

Défendons la place de ces modes de production urbains autogérés de manière systématique dans les délaissés, interstices urbains et dans projets d’aménagement. Vers une Zone UA (Urbanisme Autogéré) dans les PLU?

http://www.metropolitiques.eu/La-production-participative-d.html

quelques extaits : Read More

9780415540582

Ce livre complète et met à jours « Continuous Productive Urban Landscapes (CPULs) : Designing urban agriculture for sustainable cities », de Andre Viljoen Katrin Bohn, paru en 2005,. Ces ouvrages font partie des rares références à aborder l’agriculture urbaine sous l’angle de l’aménagement urbain. Ils visent ainsi à démontrer le rôle essentiel que peut prendre l’agriculture urbaine en tant qu’outil de planification et développement urbain, par sa capacité à répondre à des enjeux multiples (sociaux, climatiques, économiques, santé, …) auxquelles doivent faire face les villes. A travers le concept des CPUL (en français : Paysages Urbains Productifs et Continus), qui est aussi celui défendu par Ville Comestible, il s’agit d’aller au delà du renforcement de la nature en ville, ou de la mise en place de potagers urbains et défendre une autre nature en ville, une seconde nature. C’est à dire généraliser des espaces ouverts multifonctionnels, diverses, interconnectés (principe des trames vertes), accessibles à tous et qui répondent aux différents besoins des citadins (alimentation, récréation, respiration etc.). L’agriculture urbaine (entre autres fonction) devient ainsi un des outils incontournables pour revaloriser des espaces délaissés et renforcer la qualité urbaine, tout en créant des emplois, promouvant un mode de vie plus sain et contribuant à la régulation climatique. Read More

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Entre Appels à projet et modification de son plan local d’urbanisme, la Ville de Paris a choisi de faire de l’agriculture urbaine une priorité. Chiche !
La Générale, Graine de Jardins, Vergers Urbains, le Collectif Babylone et Quartiers en Transition invitent habitants, associations, collectifs, porteurs de projet, urbanistes, architectes… à réfléchir ensemble à la ville nourricière de demain, dans les rues, sur les murs et les toits.

De l’identification des levier et ressources mais aussi des freins rencontrés  pour la mise en place des projets et des expérimentations en passant par les liens à créer entre les différents initiatives et les structures porteuses, cette journée répondra à un double objectif :
-proposer aux élus et services techniques des collectivités de co-constuire la ville comestible de demain ;
-rédiger un mémoire collectif destiné à la consultation publique du printemps prochain dans le cadre de la modification du Plan local d’urbanisme de Paris.

Rendez-vous le 28 janvier de 10h à 18h à La Générale,  coopérative artistique, politique et sociale,
14, avenue Parmentier dans le 11ème (M° Voltaire)

Programme

9h30-10h
Accueil des participants

10h00
Introduction

10h15
Début des ateliers
Ateliers “végétalisation et  agriculture urbaine » : En partant des cas concrets, quels sont les manques, les besoins, les contraintes pour la mise en place des projets ?
Atelier Plan Local d’Urbanisme (PLU) : intégrer l’agriculture urbaine dans le PLU, comment rendre de document d’urbanisme « comestible » ?  Comment la modification du PLU peut elle être un atout pour la mise en place d’espaces d’agriculture urbaine ? ​

12h45
Pause déjeuner

14h14
Café à La Générale et projection du film ​ »Remuer la terre, c’est remuer les consciences« , documentaire d’Eric Oriot produit par Natureparif sur l’agriculture urbaine en Ile-de-France

15h00
Plénière. Retours des rapporteurs sur le​s ateliers du matin. Mise en place d’un canevas de demandes et propositions pour la rencontre avec les élus ​ et première rédaction d’un mémoire dédié à la modification du Plan Local d’Urbanisme

16h30-18h
Débat avec les élus de différents arrondissements,  de la Ville de paris, de la Région en charge de ces questions
Présentations des propositions et demandes, échanges.

18h00
Fin

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